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Le SNARF et le SNPHAR-E demandent la création d'une cellule nationale de soutien aux soignants

08/04/2010

Le SNPHAR-E est très attentif à la situation de l'hôpital de Montpellier, et prend acte de la mise à pied du directeur du CHU de Montpellier.

 Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions consécutives au suicide de notre jeune collègue anesthésiste et réanimateur en pédiatrie. Le SNPHAR-E s'étonne que des avis définitifs et péremptoires soient tenus de toutes parts concernant une supposée erreur médicale imputable. Chacun de nous connait la complexité de nos métiers et sait qu'il n'est jamais le bon juge de ses propres erreurs, ni des complications médicales intervenues dont les causes peuvent être plurielles. Quoiqu'il en soit, sans méconnaître les efforts de ses collègues et de son chef de service pour tenter d'entretenir un lien et un soutien indispensable, il apparait en l'état que les mises à l'écart autoritaires réitérées par l'administration pour notre jeune collègue l'ont désigné prématurément comme seul responsable d'une complication médicale dont la justice et ses experts n'étaient qu'à peine saisis. Ceci nous apparait être un dysfonctionnement majeur dont il faudra faire l'analyse des conséquences, et à laquelle le SNPHAR-E prendra une part active. Nous sommes depuis deux ans déjà engagés fortement dans une démarche d'analyse de la souffrance au travail (e-veille) et nous voulons aujourd'hui nous projeter dans l'avenir en proposant, avec nos collègues libéraux du SNARF, la création d'une cellule nationale de soutien aux soignants qui puisse encadrer et protéger les personnes et les équipes qui pourraient être impliquées à l'occasion d'erreurs ou de fautes médicales (voir le CP).



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