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Travailler plus pour...

06/11/2009

Faire moins bien !

(On ne se lasse pas du postulat !)

 

C'est ce que montre cette étude parue dans JAMA (Et oui ! Le SNPHAR lit aussi la littérature médicale) qui compare les complications opératoires des chirurgiens et des gynéco-obstétriciens lorsque leurs astreintes les privent de sommeil. 

On y apprend que les chirurgiens dont la plage disponible pour le sommeil est réduite (< 6 heures) ont un taux de complication significativement plus élevé que les chirurgiens dont la plage disponible pour le sommeil est plus longue. De même, le taux de complication observé pour les interventions réalisées par un médecin dont la journée de travail précédente était prolongée (> 12 h) tend à être plus élevé que le taux observé pour les interventions réalisées par un médecin dont la journée de travail précédente était moins longue (< 12 heures).

 

Par le plus grand des hasards, la DRESS publie cette semaine une étude sur l'organisation du travail à l'hôpital (le SNPHAR lit aussi les études de la DRESS !) où l'on peut apprendre que 50% du personnel médical déclare travailler plus de 50 heures par semaine (1/4 plus de 60 heures) dépassant ainsi la durée habituelle (légale ?) du travail.

Bien sûr, les cadres de l'industrie et du commerce indiquent eux aussi travailler en général au-delà de leurs horaires habituels mais ils situent cette durée à environ... 42 heures.

 

Il est tentant de rapprocher ces deux études quand on connait les conséquences pour les patients, le coût pour la collectivité tant par le risque judiciaire que par la prolongation de l'hospitalisation ainsi que la fréquence des complications médicales évitables (largement publiée dans la presses il y a presque un an après les déclarations d'un responsable santé du parti majoritaire en place actuellement).


Dès lors, on ne peut que s'interroger sur l'acharnement de nos tutelles à ne pas vouloir considérer le temps de déplacement en astreinte comme du temps de travail et à considérer les "48 heures" comme un temps de travail normal et non pas comme une borne haute à ne pas dépasser comme cela est prévu dans la directive européenne.



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