Plus encore, il cristallise les tensions qui existent déjà à l'intérieur de la communauté médicale hospitalière en particulier dans les CHU. La transmission du savoir médical ne reposera jamais uniquement sur l'université. Le "compagnonnage", nécessaire à la formation des jeunes médecins, dont une grande partie est largement dévolue aux praticiens hospitaliers mono-appartenants ainsi que le haut niveau apporté à la qualité des soins par ces mêmes praticiens n'apparaissent nulle part dans ce rapport. Doit-on seulement y voir la volonté de l'élite hospitalo-universitaire française d'échapper à la gestion managériale de l'hôpital-entreprise promise par la loi Bachelot ?