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Fin Avril 2009...

03/05/2009

03/05/09 : La semaine dernière a été riche en évènements : la journée de mobilisation du 28 avril a été un franc succès, aussi bien en province que bien sûr à Paris : un taux de grévistes très important (pas autant pourtant que pour les retraites en octobre 2008), des AG ou manifestations locales dans beaucoup d’endroits rassemblant personnel médical et non médical, et une excellente couverture médiatique.

Les objectifs diffèrent selon les hôpitaux : certains se sont restreints à l’aspect gouvernance de la Loi, suivant en cela les conférences des Présidents de CME. D’autres, très nombreux, ont largement élargi leur front de refus à toutes les attaques que cette Loi comporte contre le service public hospitalier, et les conséquences du mode de financement sur l’offre de soins.

 

Le SNPHAR se réjouit de l’ampleur de ces manifestations, à laquelle il a partout largement participé, et alerte la population sur l’euthanasie du service public.


Réaction attendue en face : tenter de désamorcer le mouvement :


- Calmer la grogne des internes, inquiets de la teneur de deux amendements limitant le secteur 2 : immédiatement Mme Bachelot a « supprimé » (de quel droit ?) ces deux amendements.
- Calmer les présidents de CME, en introduisant des précautions sémantiques dans les discussions au Sénat sur tous les aspects de gouvernance et de responsabilités du président de CME.
- Donner un os à ronger sur la convergence tarifaire inter sectorielle : celle-ci est repoussée en 2018, autant dire aux calendes grecques.

 

Le SNPHAR, qui a introduit la suppression de la convergence tarifaire public-privé dans sa plate forme depuis plusieurs années, ne peut que se réjouir de cette annonce qui permettra de prendre en compte les spécificités des patients de l’hôpital.


Mais :


- pas de recul sur la procédure d’urgence, qui seule permettrait la tenue d’Etats Généraux de la Santé et la constitution d’un véritable débat national sur la santé en France
- rien sur les suppressions de postes,
- le rapport Marescaux, dont nous avons eu la teneur, ne fait que renforcer outrageusement l’esprit de la Loi,
- lancement d’une mission opérationnelle par le ministère sur l’attractivité des carrières médicales, via le contrat de clinicien hospitalier, homme de paille du futur directeur tout puissant, rémunéré selon sa performance, c'est-à-dire bien sûr sa production d’actes. Le SNPHAR rappelle son attachement au statut de PH, seul garant de l’indépendance professionnelle et du maintien des valeurs républicaines nécessaires au service public ; le SNPHAR exige de pouvoir être entendu par les pouvoirs publics, pour faire entendre ses propositions pour l’attractivité des carrières hospitalières. Transformer les médecins en hommes sandwich intéressés uniquement par la rémunération est une stratégie nocive pour l’hôpital, qui va à l’encontre de ce que tous les chercheurs en sciences sociales nous expliquent. Les enseignants chercheurs ont su se mobiliser contre la réforme de leur statut, pourquoi pas les PH ?


Donc le mouvement continue et nous vous tiendrons au courant des décisions prises cette semaine.

 



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