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Une prime annuelle de 8 000 à 12 000€ qui frise le détournement de biens publics

16/04/2007

Les anesthésistes-réanimateurs ont montré le 13 avril dernier, par une grève massive, leur refus d’une part complémentaire variable de rémunération à effet individuel reposant sur des critères de qualité des soins et de productivité.

Rappelons que cette prime, comprise entre 8 000 et 12 000 € par an, n’est octroyée pour aucun travail supplémentaire, puisque il s’agit de notre exercice quotidien réalisé selon les règles de l’art. On peut s’interroger sur l’origine de cette manne financière ; probablement, les postes non pourvus, les plages additionnelles non payées par absence de transparence organisationnelle (pas de tableaux de service…)

Le SNPHAR demande l’abrogation des textes réglementaires concernant cette mesure d’engagement collectif à effet individuel et qui développera en rien l’attractivité pour la chirurgie publique. En revanche, un engagement collectif à effet collectif doit être envisagé sous forme d’un financement substantiel de la FMC (5 000 € par praticien hospitalier et par an) dans le but d’améliorer la prise en charge des patients. Un tel dispositif est le seul garant de l’amélioration de la qualité des soins.

La part complémentaire variable peut prendre la forme de valence, engagement individuel à effet collectif, sous forme de contrat (de recherche, d’enseignement, de missions institutionnelles…)  d’une durée de 3 ans, dont les objectifs seront identifiés et évalués et qui se traduira par l’attribution de temps clinique au pôle pour remplacer le praticien durant son absence.

Ainsi, le SNPHAR soutient une différentiation de carrière, à partir de contrats à durée déterminée reposant sur des critères précis, soumis à évaluation.



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