Le Journal PHAR

Archives flash infos

La réponse du SNPHAR aux articles des Echos

04/02/2009
" Le SNPHAR a lu vos articles dans votre édition du 02 février 2008. Nous ne reviendrons pas sur votre interprétation partisane et vraisemblablement

téléguidée, de l’enquête de l’IGAS portant sur la rémunération des médecins et des chirurgiens hospitaliers, pendant cette période de discussion de la Loi dite Bachelot.

Nous vous serions obligés de nous communiquer cette enquête transmises par les tutelles, car le rapport évoqué reste pour le moment inaccessible aux partenaires sociaux de l’hôpital public !

Sur le plan technique, nous tenons à préciser à vos lecteurs que la rémunération des Praticiens Hospitaliers dépend d’une grille statutaire qui est facilement accessible. Le montant des émoluments des PH est fixé annuellement par un arrêté publié au Journal Officiel. Dans cet arrêté sont précisés le montant des différentes primes inhérentes à nos fonctions et au montant de la rémunération des gardes et astreintes. Il n’y a rien de plus transparent.

Le coût annuel d’un Praticien Hospitalier (PH) quelle que soit la spécialité (échelon 7, âge moyen de 39-41 ans) est connu depuis longtemps par les services financiers du ministères de la santé et s’élève à 105 730€ brut total; ce chiffre comprend les charges salariales et les charges pour l'employeur, soit un salaire mensuel de 4120.34€ net.

Nous ne reviendrons pas sur le niveau de disponibilité des praticiens hospitaliers au sein de leur établissement. Nous rappelons à vos lecteurs que pour devenir praticien hospitalier il faut passer trois concours sélectifs (Médecine, Internat, praticien hospitalier) et ceci après 8 années d’études de Médecine, 4 à 5 années d’Internat de Spécialité et deux à trois ans de Clinicat ou Assistanat ! 

Au sujet des gardes et des astreintes, le SNPHAR a toujours considéré que les gardes et les astreintes inutiles devaient être supprimées. La permanence des soins correspond à une mission de service public, mais c’est une activité d’une très grande pénibilité et physiologiquement déstructurante! Pour le SNPHAR l’activité privée au sein des établissements publics de santé n’a rien à y faire: question d’éthique. Mélanger les rémunérations des médecins exerçant une activité strictement publique avec celles des médecins qui ont une activité libérale, relève au mieux d’une méconnaissance du terrain, au pire d’une tentative de manipulation de l’opinion publique. Nous dénonçons également depuis longtemps le consultanat qui est un véritable abus de deniers publics !

Pour répondre à votre éditorial, entre notre «niveau de rémunération et l’absence de lien avec notre activité et nos résultats», nous tenons à vous rappeler que notre discipline, l’Anesthésie-Réanimation:
- assure (secteurs libéral et public réunis) plus de 8 millions d’anesthésies par an, avec un niveau de mortalité et de morbidité extrêmement bas, et qui a encore été divisé par 10 dans la dernière décennie. Que peut on offrir de mieux comme résultat ?.
- comporte de multiples sphères d’activités dans le système de santé: Anesthésie, Réanimation, Urgences et SMUR (en partage avec nos collègues Urgentistes), les secteurs de lutte contre la douleur et des soins palliatif.

L’Anesthésie-Réanimation est inéluctablement un maillon fort dans le bon fonctionnement des établissements publics de santé, et notre discipline reste attachée aux valeurs républicaines de service public !

Pour paraphraser un adage actuel, doit on reprocher à une discipline médicale de gagner plus si elle travaille plus (la nuit et les week ends) en s’investissant plus au sein des hôpitaux publics? Ces hôpitaux qui sont appréciés et qui gardent toute la confiance de nos concitoyens comme le prouvent les différentes enquêtes d’opinion."

 

Le rapport de l'IGAS



Retour vers accueil















Réalisé par Cyim
Mentions légales | Contact | Boîte à outils
Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes-Réanimateurs 75 avenue Parmentier - 75011 - PARIS