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Retraite des PH: travailler plus plus longtemps, cotiser plus plus longtemps ...et gagner moins

15/09/2008

Le SNPHAR alerte tous les praticiens hospitaliers de l’attaque en règle contre les retraites futures des médecins hospitaliers.

 

TOUS LES AGES et TOUTES LES SPECIALITES SONT CONCERNEES


Le conseil d'administration de l'IRCANTEC (sans aucun Praticien Hospitalier en son sein) a voté au pas de charge une réforme qui conduit à l'abaissement de nos retraites de 30 %  avec passage en force durant l'été !
 

Le 3 septembre 2008 il a entériné un projet de réforme du régime qui pénalisera lourdement la retraite des Praticiens Hospitaliers. Les PH cotisent toute leur carrière à cette caisse : la pension IRCANTEC constitue donc la majeure partie de leurs revenus au moment de la retraite. Ce n’est pas le cas des autres salariés-cotisants de l'IRCANTEC : elle est une caisse destinés aux non-titulaires de l'Etat, qui n'y cotisent pas longtemps, et qui en tire un complément de retraite.

Cette réforme prévoit essentiellement d'augmenter le prix d'achat du point IRCANTEC (qui passera de 2,9 € à 4,5 €). Pour un même salaire, le nombre de points acquis pour la future retraite sera donc sérieusement amputé. La réforme touchera toutes les tranches d'âges, en pénalisant davantage les plus jeunes.
Par la réforme prévue et par l'érosion progressive de l'IRCANTEC (les salaires évoluant moins vite que l'inflation), un jeune PH ne peut espérer qu'une retraite d'environ un tiers de ses derniers revenus. 

Le SNPHAR vient de finaliser les conséquences de cette réforme et vous livre les simulations par tranche d'âge ci-dessous.
 

 

Face à ce sabordage de nos retraites les intersyndicales de Praticiens Hospitaliers ont rejeté le projet. Elles rejoignent les positions exprimées par certaines centrales syndicales siégeant au conseil d’administration de l'IRCANTEC qui, dans leur majorité (FO, CGT, FSU), ont refusé de cautionner le projet général de réforme de l'IRCANTEC.

La situation de l'IRCANTEC n'est pas alarmante au point d’adopter dans l'urgence des mesures de sauvegarde extrémistes dénuées de concertation.
Des simulations de la Caisse des Dépôts et Consignation (gestionnaire de l'IRCANTEC) ont été publiées fin août 2008. Ces simulations montrent (pages 25 à 30) qu'il est possible de concilier l’augmentation du taux de remplacement (retraite à 75 % du salaire) et le maintien des réserves du régime au-delà de 2050, en augmentant raisonnablement les cotisations (en moyenne 450 € par an pour un PH).
Cette augmentation des cotisations salariales sera de 11 238 € (sur l'ensemble des 35 ans de carrière), soit en moyenne 321 € par an (ou encore 27 €/mois) de cotisations supplémentaires pour un PH en milieu de carrière.
Le projet prévoyait initialement de répartir les augmentations de cotisations en 50/50 entre salarié et employeur. Un amendement au projet semble avoir été acté pour conserver la répartition actuelle des cotisations, soit 1/3 pour le salarié, 2/3 pour l'employeur. Les simulations ont donc été faites avec cette clé de répartition (1/3 - 2/3).


Cette baisse drastique des retraites est une rupture du contrat social qui a participé à nous faire choisir la carrière hospitalière. Elle introduit des mesures discriminatoires entre les différentes catégories de praticiens hospitaliers selon leurs âges. Rien dans les comptes de l'IRCANTEC ne justifiait des mesures prises dans urgence, hormis la période estivale propice aux coups bas.

Le SNPHAR exige que les décisions du CA de l'IRCANTEC soient revues, et que de nouvelles pistes soient explorées afin de garantir une retraite correcte, fondement du contrat social et de l'attractivité des carrières hospitalières, aux médecins ayant consacré leur carrière à hôpital public.

Les médecins hospitaliers sont particulièrement touchés par ces mesures : seuls cotisants sur toute leur carrière, ils représentent seulement 1,5% de la démographie des cotisants mais 15% des apports des cotisations. Leur sort n’intéresse personne, sinon pour tirer profit de leur spoliation.

 

Le gouvernement (Ministère de la Santé et des Finances) a proposé quelques mesures spécifiques destinées aux médecins hospitaliers pour, soi disant, compenser la baisse des retraites liée à la réforme générale de l'IRCANTEC. Mais on est loin du compte et les « mesurettes » annoncées ne compensent pas la dégringolade des pensions ! De qui se moque-t-on ?

o Revalorisation salariale des PH à temps partiel (mesure de justice mais qui n'a rien à faire dans des négociations sur la retraite car amputant d'autant la somme destinée à compenser la baisse des retraites…). C’est totalement hors sujet !

o Intégration des astreintes (forfaits et appels courts) … pourtant actée depuis 2005 avec une date limite d'application au 31/07/2007 (!) et qu'on nous ressert comme mesure "compensatoire", plafonnée (!) et pas avant 2010 (!). Plafonnée à seulement 1 astreinte par semaine dans l'assiette !!!

o Elargissement de l'assiette IRCANTEC de 66 % à… 70% pour les PH à temps partiels.

o Intégration de toutes les indemnités (jusqu'à la part variable des chirurgiens et des psychiatres, celle-ci ils ne l'ont pas oubliée, même si elle n'est appliquée nulle part...)

o …Et bien sûr la possibilité de travailler plus longtemps pour obtenir une sur-côte des points IRCANTEC, dès que vous avez le nombre de trimestres requis au-delà de 60 ans (+ 2.5%) et même au-delà de 65 ans (+ 3%)… C'est dans l'air du temps, pourtant les PH sont une des rares populations de salariés à travailler majoritairement au delà de 55 ans.

o RIEN pour 2009, les mesures seront étalées de 2010 à 2015.

o RIEN sur les 40 annuités, mesure de justice destinée à compenser tout le travail supplémentaire réalisé de jour ou de nuit toute notre carrière.

o RIEN sur la proratisation en tranche A, qui permettrait aux temps réduits de toucher une retraite décente.

 

Pour mieux conduire ses débats, le SNPHAR souhaite connaître votre opinion. Merci de l’exprimer en cliquant ici.

 



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