La saga HPST touche à sa fin. La dernière mouture, après révision par la commission mixte paritaire a été publiée dans son intégralité. Cette dernière version présente un nouvel article numéroté 3 bis :
« Art. L. 6152-5-1. - Dans un délai de deux ans suivant leur démission, il peut être interdit aux praticiens hospitaliers ayant exercé plus de cinq ans à titre permanent dans le même établissement d'ouvrir un cabinet privé ou d'exercer une activité rémunérée dans un établissement de santé privé à but lucratif, un laboratoire privé d'analyses de biologie médicale ou une officine de pharmacie où ils puissent rentrer en concurrence directe avec l'établissement public dont ils sont démissionnaires.
« Les modalités d'application du présent article sont fixées par voie réglementaire. »
Le SNPHAR a publié un communiqué de presse au sujet de cet article 3bis.
Cet article introduit une clause de non-concurrence au statut de praticien hospitalier en en lui interdisant, quand il a exercé plus de cinq ans dans un hôpital public, de s'installer dans une clinique située à proximité de son ancien établissement.
Si l'on peut comprendre les motivations honorables (défense du service public hospitalier, ...) de certains députés et sénateurs ou possiblement moins honorables de la Fédération Hospitalière de France qui, comme l'a souligné le député Jean-Marie Le Guen, souhaitait vivement le vote de cet article, l'on ne peut que s'interroger sur l'application de cette loi en l'état, ce que n'ont d'ailleurs pas manqué de faire les parlementaires lors des débats.
Ces clauses de non-concurrence se retrouvent habituellement dans le secteur privé, surtout marchand pour préserver les intérêts commerciaux des entreprises. Elles sont strictement encadrées par la loi et ont fait l'objet d'importantes jurisprudences, voici les textes de lois auxquels il est bon de se référer :
Loi du 17 mars 1791, dite Décret d'Allarde, portant suspension de tous les droits d'aides, de toutes les maîtrises et jurandes et établissement des droits de patente :